Première publication : février 2020. Édité en décembre 2020
Faut-il toujours se fier à ce que l’on croit savoir ? Le monde change en permanence : idées, connaissances, technologies et concepts sont comme des objets vivants. Ils évoluent au fil des circonstances et des découvertes. Avec le numérique et l’information médiatique, cela impacte même directement la façon de vivre nos rapports humains.
L’actu « coronavirus » du début 2020 m’a fait toucher du doigt l’idée que la réalité pouvait être bien différente de ce qui était largement partagé au niveau médiatique. Ce n’était pas la première fois. Mais chaque « nouvelle fois » a un goût amer.
En ce début décembre 2020, où j’édite ce post, je constate qu’un divorce est consommé : autour de moi, de plus en plus de personnes intelligentes, diplômées et capables de faire leurs propres recherches auprès de sources fiables sur internet n’écoutent plus les grands médias, et encore moins les politiques, avec la même oreille.
Personnellement, j’encourage depuis une quinzaine d’années à éteindre la télé et faire ses propres recherches. Informez-vous directement auprès de sources, d’experts réputés qui vous aideront à comprendre les choses. Internet le permet.
Par contre, cela demande du temps, des efforts et parfois une bonne culture technique selon le sujet. Rien d’inaccessible : c’est surtout une affaire de choix, de volonté personnelle et de priorité dans son quotidien.
Quelle « vérité » sur le masque ?
Mon activité d’entrepreneur m’a donné la liberté de pouvoir suivre depuis le début, dès janvier 2020, le démarrage de l’épidémie de coronavirus à Wuhan en Chine. Et comme j’ai été journaliste scientifique de métier, j’ai su me débrouiller pour chercher (et trouver) chaque jour dans la presse asiatique ou internationale des infos d’une qualité et d’un intérêt bien supérieurs à la soupe médiocre de la presse française. Une quantité de prétendus journalistes ont été archi nuls dans le traitement de ce sujet. Ils continuent de l’être.
Pour anecdote, en France, début février 2020, « on » répétait qu’il y n’y avait plus de masque nulle part. C’était partiellement faux. Au lieu d’une pharmacie, il suffisait d’aller dans un magasin de bricolage pour trouver des masques FFP2, avec ou sans valve d’expiration, quitte à bricoler un cache autour de cette valve.
Cette petite anecdote et beaucoup d’autres m’ont appris au fil des années à comparer ce qui se passait dans le réel et au niveau local près de chez moi, avec les généralités sorties des chapeaux de journaliste radio / TV / print. Quelle tristesse d’ailleurs de voir ce métier et d’anciens grands noms de la presse aujourd’hui ridiculisés ou moqués par des millions de personnes.
J’ai creusé le sujet des masques au point de créer un site pour permettre de s’en procurer, avec une synthèse d’informations internationales. J’ai échangé avec des fabricants, des importateurs d’équipements de protection individuelle (EPI). Avec un ami qui se reconnaîtra, on a entrepris de « rapatrier » des millions de masques depuis l’Allemagne ou la Turquie vers la France. D’autres sources le confirmeront : l’Asie qui vivait une urgence sanitaire s’est montrée souvent plus rapide et convaincante, en commandant et en payant à délai raccourci les plus gros volumes de masques.

Plus énervant encore, un entrepreneur a partagé sur Youtube un coup de gueule sur son expérience similaire, mais à plus grande échelle : avec d’autres entreprises de bonne volonté, il était en capacité de rapatrier ou faire fabriquer rapidement des dizaines de millions de masques à destination des personnels de santé et de la population. Son témoignage est clair : les autorités n’ont rien fait pour favoriser cette démarche collective. Si nos dirigeants avaient voulu laisser pourrir la situation, ils ne s’y seraient pas pris autrement.
Mon opinion sur les masques n’a globalement pas changé en cette fin 2020 : en cas de suspicion, dans certains circonstances (lieu fermé, non ventilé, etc.), le port du masque est une recommandation acceptable pour le public. Par contre, l’imposer à tous à l’échelle nationale, avec un arsenal de contraintes (distance de déplacement, temps de sortie, etc.) lors des confinements successifs, est inadapté.
Fin 2020, chaque citoyen doit faire son chemin en zigzagant, avec d’un côté la communication infantilisante lancée autour de vaccins contre le Covid, et de l’autre côté, la prise en compte de scandales scientifiques et économiques mis au jour par le Dr Didier Raoult et ses sympathisants. Le masque est devenu pour beaucoup de gens le symbole d’une manœuvre politique inadaptée et dangereuse pour nos libertés. C’est aussi mon sentiment. Certains « gestes barrières », quand ils se sont traduits par le fait de perdre le contact avec des proches, ont surtout été un vecteur de propagation de bêtise et de manque d’humanité.
La seule mesure pertinente et efficace, qui aura toujours fait l’unanimité, restera le réflexe de se laver les mains régulièrement.
A chacun ses « vérités »
Je garde d’autres exemples pour les discussions privées, mais depuis pas mal d’années, j’ai entendu de la bouche de nombreux journalistes – ou d’autres personnes qui croient savoir-, beaucoup d’autres grandes « vérités » du moment, que ni moi ni d’autres amis compétents ne constataient en consultant d’autres sources, ou en observant le réel autour de soi au quotidien. Conclusion : formez-vous, apprenez, questionnez.
Pour finir sur un champ d’application plus positif, j’aimerais partager un constat dans un tout autre registre, celui de la création d’entreprise. Juste pour tordre le cou à trois idées tenaces qui sont fausses.
Voilà trois idées reçues :
• c’est compliqué d’entreprendre en France
• il faut investir pour créer une activité rentable
• il faut bosser des années pour vivre de son job
C’est plus subtil que ça.
Les technologies et internet ont rendu ces idées caduques. Aujourd’hui, on peut immatriculer une entreprise, tester une activité et faire du chiffre d’affaires très rapidement. Encore que tout dépend du secteur : certaines réalités ont été radicalement changées depuis les confinements successifs, où se déplacer, se rencontrer n’a plus été possible du fait des décisions gouvernementales.
Acheter du stock, lever des fonds, etc. représente un chemin possible dans l’entrepreneuriat. Mais il y a aussi d’autres façons de faire et de voir les choses. Quelle que soit la piste que tu envisages ou pratiques déjà si tu es (néo)entrepreneur, discutons-en, ça m’intéresse.

