Créer sa boîte, c’est carrément chaud ou bien ?
D’après un sondage OpinionWay, un Français sur trois aimerait créer ou reprendre un jour une entreprise. Ça fait du monde. Pourtant, beaucoup d’hommes et de femmes salariés ou en recherche d’emploi hésitent à se lancer.

Pourquoi s’en fait-on une montagne ?
Ces obstacles qui empêchent d’entreprendre
J’ai eu l’occasion de poser la question sur Linkedin, et j’en parle régulièrement avec des entrepreneurs, des coaches, des interlocuteurs de type Chambre du Commerce, etc.
Au-delà des commentaires, des personnes m’ont contacté en privé pour discuter du sujet. En général, il y a plusieurs obstacles qui reviennent dans les conversations.
Je n’ai pas d’idée
J’ai souvent entendu des personnes, parfois malheureuses dans leur job (ndr : on peut s’épanouir comme salarié, heureusement !) et qui voulaient changer de vie.
Chacun a ses motivations :
- vivre d’une activité moins stressante
- trouver plus de sens
- devenir son propre patron, ne plus dépendre d’un chef
- organiser son temps différemment
- pouvoir gagner un jour davantage que son salaire actuel, qui a peu de perspectives d’évolutions, etc.
Sauf qu’en étant limité à son horizon quotidien, quand on a toujours été salarié(e), c’est difficile d’y voir clair sur les pistes possibles pour créer une boîte.

En réalité, il existe des centaines (milliers ?) de façons d’entreprendre, de créer une offre, un produit ou un service et le vendre. Si bien qu’on peut tomber dans l’excès inverse : on a une petite idée de ce qu’on voudrait faire, mais elle semble trop irréaliste, trop aléatoire, trop avant-gardiste. Ou à l’inverse, trop étriquée pour ses grandes ambitions ou sa vision d’un futur plus enthousiasmant.
Bonne nouvelle : les bonnes idées existent. Il y a déjà des marchés intéressants, des domaines d’activités passionnants et en développement, où des clients sont prêts à dépenser un certain prix pour obtenir l’objet ou le résultat qui les satisfera.
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Je n’ai pas d’argent
Les besoins en argent dépendent évidemment de l’activité qu’on va créer. Quand on vend de la prestation intellectuelle, du numérique ou un service basique (transport, service à la personne, etc.), quelques centaines ou milliers d’euros peuvent suffire pour s’équiper, se former et se lancer.
Des structures, des solutions existent pour trouver une partie de l’argent nécessaire (appel à des fonds, love money, aides, emprunt, etc.). J’ai des contacts pro et amis proches spécialisés dans le montage financier et la recherche de fonds qui vous le diront : tout problème a sa solution !
Quand on a une innovation en tête, ce peut-être plus lourd.
Si on créé son propre produit (physique), il faut investir ?
Fabriquer un moule, faire travailler un ingénieur ou un bureau d’études, déposer des brevets pour protéger l’idée, ça fait vite additionner les dizaines de milliers d’euros. Sans parler de payer des salariés, acheter du stock…
J’ai déjà démarré une structure rentable avec 1000 euros et beaucoup d’huile de coude. Mais l’une des boîtes à laquelle j’ai été associé a quand même nécessité plus de 200.000 euros de fonds. Ta tirelire perso ne suffit pas toujours.

L’appel à du « business angel » ou des investisseurs privés peut tout à fait fonctionner, même si ça peut prendre beaucoup de temps et d’énergie.
J’ai régulièrement discuté avec des gens qui ont « levé » de 50 à 200.000+ euros au départ, ou même développé l’entreprise par étapes en levant 1 ou 2 millions d’euros après 2 à 3 années d’exercice. Quand on est motivé, si on frappe aux bonnes portes, la vie propose toujours des solutions.
Mais sinon, est-il possible de démarrer sans argent ?
Bonne nouvelle : Oui. Pas besoin de braquer une banque. Il existe des business qui ne demandent quasiment pas de mise de fonds. Avec quelques centaines d’euros, on peut les démarrer du jour au lendemain. On peut vendre du petit service selon ses compétences. On peut démarrer sa prospection sur internet avec des outils bon marché ou gratuits.
Mieux, on peut s’appuyer sur un modèle entrepreneurial innovant où tout ce qui pourrait coûter cher (produit, logistique, staff, livraison, etc.) est déjà réalisé par un partenaire business solide, et qui a intérêt à voir décoller ton activité.
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Je n’ai pas de compétence / j’ai des freins personnels
On se met souvent des freins. Ils sont dans la tête mais peuvent être réels. Par exemple le manque de compétence.
Et alors ? On se forme, on lit des livres, on discute avec d’autres entrepreneurs.
Les solutions existent toujours.
Pire : on se met des barrières mentales liées à son histoire, ses valeurs, etc.
On voit tout en mode pessimiste, on pense que ça va mal se passer. Que ça va être compliqué sur tel aspect. Que les gens vont penser ceci ou cela.
Ou alors, on a l’impression qu’on n’a pas les bonnes qualités. Qu’il faudrait être ceci ou cela.
C’est souvent faux. Pas besoin d’être un superman ou une superwoman. Même si, j’avoue, beaucoup de femmes m’impressionnent quand je les vois capable de faire dix choses à la fois.

Cet aspect est toujours très important, mais souvent négligé.
Bonne nouvelle : on peut travailler sur soi et s’entourer des bonnes personnes, des bonnes idées pour trouver la compétence, l’énergie ou l’inspiration qui manque. J’en aurais plein à citer, mais il faudrait me guider en m’expliquant ce qui te concerne.
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Je n’ai pas d’équipe
Seul, on va plus vite. À plusieurs, on va plus loin.
Or comme avec un couple (ou même pour monter un groupe de musique, une chorale, etc.), ce n’est pas évident de trouver les bonnes personnes avec qui on aimerait avancer.
J’ai connu pas mal de situations avec des montages à plusieurs associés.
Parfois, ça marche du feu de dieu. Parfois, malgré les bonnes volontés, le feu d’artifice ne prend pas. Les raisons peuvent être multiples : on n’a pas la même vision, on ne s’y retrouve pas sur l’efficacité ou l’implication attendue, etc.
Si le business ne décolle pas rapidement, ça peut créer un sale climat. Et quand bien même l’entreprise tourne, il faut partir sur les bons choix. Parlez donc à un entrepreneur qui s’est fâché avec son associé alors qu’ils ont réparti leur capital à 50/50… moments difficiles en vue car leur désaccord peut gripper toute l’entreprise.
Alors comment faire ? Faut-il rester seul ? Où trouver des personnes avec qui grandir ensemble ? Comment créer une dynamique collective ?
Bonne nouvelle : avec le digital, on peut rejoindre des communautés d’entrepreneurs pour partager de l’information, du réseau, de la formation, etc. Mieux encore, on peut s’appuyer sur un modèle collectif où il n’est pas nécessaire de diluer son capital social, de chercher des associés ou des salariés pour quand même pouvoir regrouper d’autres énergies que la sienne, et ne pas rester tout seul dans son coin.
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J’espère que ce post t’aura apporté quelques pistes de réflexion. J’ai beaucoup d’autres infos mais entrer dans des cas particuliers, être plus précis impliquerait des tonnes d’articles. Je préfère encore discuter de tout ça en privé, ça va plus vite 😉

